Bibliomania : livres en cours

mercredi 2 février 2011

Masque de sang-Lauren Kelly



Quatrième de couverture: Sous le pseudonyme de Lauren Kelly, la grande romancière Joyce Carol Oates, Prix Femina 2005 pour Les Chutes, poursuit en parallèle une carrière d’auteur de suspense. Vénéneux et diabolique, ce roman nous propulse sur la scène underground new-yorkaise, où Drew Hildebrand, riche et fantasque mécène, provoque le scandale autour d’une exposition de "bio-art" qui présente foetus et masques de sang humain, dont un à sa propre effigie. Est-ce pour cela qu’elle disparaît de sa propriété au bord de l’Hudson ? Seul indice sur les lieux : un crucifix. Et seul témoin : sa nièce, retrouvée à demi nue dans un parc, sous l’emprise du "crystal meth", et dont les réminiscences floues peuvent être les conséquences de la drogue comme du traumatisme qu’elle a subi...

La femme, le corps, le pouvoir, la sexualité... autant de thèmes chers à Joyce Carol Oates, exploités de main de maître dans ce suspense subtil et obsédant.


Ma critique: Ce livre est le premier que je lis de Joyce Carol Oates. Je n'ai pas été déçue, mais je ne peux pas dire que j'ai été surprise. Je dois avouer que Madame Oates a une écriture qui nous transporte littéralement dans l'histoire. Elle a le sens du suspense, de l'aventure. J'ai aimé l'histoire, les personnages. J'ai été empathique envers Martha et Drewe; même qu'elles m'ont fait un peu pitié. Ce n'est pas peu dire, car le sentiment de pitié pour moi n'est pas un sentiment pris à la légère. Drewe a une personnalité et un passé qui pousse à réfléchir; elle est une femme qui sort du commun des mortels. Tandis que la "petite" Martha, porte une grande admiration à cette Drewe, sans borne qui se définit aussi comme de la soumission. Cette soumission la menant dans bien des culs de sac. Je n'ai pas toujours compris comment elle acceptait Drewe, sans jamais riposter.


Néanmoins, l'histoire m'a accrochée, mais je n'ai pas trouvé le petit quelque chose qui me fait dire qu'un livre est "bon". Il est plutôt moyen, dans mes intérêts de lecture. J'aurais rajouté des actions, des pages et des frissons. Ayant l'esprit un peu tordu, j'aurais apprécié lire des aventures très sordides dans Chateauguay Springs. Qui sait si c'est moi qui apprécie davantage la littérature noire, voire même déviante ?


Ma lecture de "Masque de sang" ne m'a pas découragée de lire un autre ouvrage de l'auteur dans le futur, au contraire, je voudrais aller m'appuyer sur d'autres œuvres pour me forger une critique plus objective. Je tiens à dire que le sujet est original, qu'il sort des sentiers battus. Je trouve que les limites de l'art est un sujet qui me porte à d'intéressantes réflexions.

Je donne donc 3 masques de sang sur 5, ce qui pour moi est une note qui est sur la ligne. Une note qui n'est pas mauvaise, mais ni très bonne. À vous de juger de cette lecture qui m'a laissée sur ma faim...

Je veux dire un gros merci à Partage lecture qui m'a fait parvenir ce livre dans le cadre d'un partenariat. C'est grâce à ce partenariat que j'ai découvert Lauren Kelly ou Joyce Carol Oates.

Citation : La vraie lecture commence quand ont ne lit plus seulement pour se distraire et se fuir, mais pour se trouver. Jean Guéhenno- Les carnets du vieil écrivain

samedi 29 janvier 2011

L'amour est à la lettre A- Paola Calvetti

Quatrième de couverture: Milanaise romantique, Emma décide de changer radicalement de vie en ouvrant une librairie de quartier baptisée Rêves&Sortilèges. Le charme et l’originalité de sa boutique résident dans sa spécialité : les livres consacrés à l’amour. Emma, qui semble s’être résignée au célibat depuis son divorce, na pas son pareil pour dénicher l’ouvrage qui aidera un client perdu sur la carte du Tendre. C’est évidemment par l’intermédiaire d’un livre qu’Emma retrouvera Federico, son grand amour de jeunesse. Alors qu’ils ne se sont pas vus depuis trente ans, tout se passe comme s’ils ne s’étaient jamais quittés. Si ce n’est que Federico vit à présent à New York, où il est architecte, marié et père d’une adolescente. Malgré tout, Federico et Emma entament une relation épistolaire, après avoir ouvert chacun une boîte postale dont ils sont les seuls à connaître l’existence… Dans ce roman hors normes, Paola Calvetti rend un vibrant hommage au pouvoir des mots et de la littérature. A lire pour rêver, les yeux ouverts, à toutes les possibilités de l’amour.

Ma critique : Une lecture Coup de cœur! Ma première de 2011. Pourtant, ce n'est pas le livre du siècle. Il n'est pas écrit avec des descriptions à couper le souffle, il ne réinvente pas le genre non plus. Cependant, ce livre correspond entièrement à mes besoins de lectrice. Il me fait voir de nombreux titres intéressants de livres ( Au secours, Ma PAL en mange un coup). À l'intérieur de ce roman j'ai vu l'amour de la lecture, de la passion et tellement de chaleur que je n'ai pu résister à le lire aussi vite, même si je me suis freinée (J'ai essayé) à de nombreuses reprises. J'ai aimé le personnage d'Emma, d'Alice, de Mattia, de Frederico (même si j'ai eu envie de lui parler assez effrontément à quelques reprises). Emma est un personnage attachant et j'aurais voulu qu'elle fasse partie de ma famille. L'histoire est douce; nous nous portons par les mots et par les émotions véhiculées. Les paysages sont remplis de sens, de nostalgie et de tendresse. C'est un coup de cœur pour moi, car il m'a attendrie et m'a fait du bien à l'âme. Les gens qui portent un amour assez particulier au livre, autant pour l'histoire que pour l'objet sont servis et par le fait même je me suis sentie comprise à plusieurs endroits. L'histoire d'amour est prenante, écrite avec des mots romantiques et rêveurs. J'ai aimé le fait de l'amour de jeunesse soit traité, il apporte un certain côté romantique et même fleur bleu, qui a satisfait mes envies du moment.
À lire, pour les amoureux des livres et les amoureux tout court!
Je donne 5 A sur 5 (A, comme amour, A comme le titre du livre). Ce livre est un petit délice que l'on mange comme un "cup cake". Bon appétit!
Voici la librairie d'Emma reproduite en virtuel (Pour ma part, elle était encore plus pétillante dans mon imagination): http://www.librairierevesetsortileges.fr/librairierevesetsortileges/main.html
Citation de lecture : Lire est le seul moyen de vivre plusieurs fois- Pierre Dumayet

samedi 22 janvier 2011

Dissimulations- Sergio Kokis


Quatrième de couverture: Ces étagères ont été conçues pour abriter les oeuvres des écrivains qui m’ont fasciné. À quelques très rares exceptions, des écrivains qui sont mes concitoyens. Ceux de mon temps aussi bien que ceux du passé. Je connais personnellement la plupart d’entre eux et je sais qu’ils m’admirent et qu’ils me sont reconnaissants. Comme vous pouvez le constater, cette collection n’est pas très nombreuse. Mais elle est parfaite. La perfection ne se laisse jamais confondre avec la profusion, bien sûr. Pour chaque écrivain, je possède les oeuvres complètes, toujours les premières éditions. Je les fais relier en cuir pour que le texte précieux se trouve enveloppé dans un écrin correspondant à sa valeur. C’est ma manière de rendre hommage aux livres qui méritent de passer à la postérité. Dans un monde comme le nôtre où l’on publie n’importe quoi, avouez-le, c’est un travail digne d’un ascète. Un travail indispensable à la culture, celui de la préservation et de la transmission des oeuvres essentielles.

Mon avis: Cette semaine, mon amie Cynthia, lorsqu'elle venait de terminer le livre "Marina" de Zafon ,m'a dit que l'adjectif qu'elle avait en tête, était "doux" pour décrire le roman. En terminant le recueil de nouvelles de Sergio Kokis, c'est le même mot qui me vient en tête; doux. La lecture est douce et humaine. L'auteur nous apporte doucement dans chacune des nouvelles. Il y maitrise bien l'art du dénouement et chaque histoire à son petit quelque chose de particulier. Je n'ai pas de nouvelles préférées, et il n'y en a pas une en particulier qui m'a fait grincer des dents.

Je suis ressorti de ce livre avec un sentiment très agréable. Les personnages sont attachants et nous nous sentons très près d'eux. De pl
us, Kokis peut parler d'un viol d'une façon positive, ou de choses plutôt noires et les termine souvent sur de bonnes notes. Ce recueil se lit bien et vite , car les nouvelles sont d'une longueur parfaite. J'ai l'impression qu'il y a beaucoup de souvenirs, de parenthèses de vie dans ce que Kokis nous livre. Je vous le conseille, non pas comme un grand roman, mais comme un bon roman.
J'ai été déçue de mes dernières expériences avec le recueil de nouvelles, mais celui-là m'a procuré un certain enthousiasme à en découvrir d'autres. Qui sait si un jour je ne raffolerai pas de ces petites histoires...

Je donne 4 chats sur 5, plutôt des chatons, car comme le livre, ils sont doux, confortables et très jolis.


Citation : Lire c'est toujours interpréter- Henry Miller

mardi 18 janvier 2011

Adeline dans l'eau- Dominique Viseux




La quatrième de couverture: D’Adeline à Adeline, des histoires de femmes, de désirs subis ou destructeurs, d’hommes assassins et profiteurs… De l’une à l’autre, entre France de l’Ancien Régime et antipodes, d’Adèle à Adelphie, de filles dociles en corps violés, de femmes faciles en amantes soumises, une succession de portraits qui dessinent, dans le secret des motifs et des résonances, une généalogie obscure, qui énoncent la perpétuation d’une malédiction dont les tragiques figures sont le sexuel, le divin, le féminin, le diabolique… Des histoires d’eau, qui porte une filiation intime, souterraine et ténébreuse, inaugurée par cette religieuse suicidée, réprouvée car mystérieusement tombée enceinte. Une quasi mystique jetée d’un pont, créature des limbes et des tréfonds, à jamais éloignée du paradis.

Ma critique : Je ressors de cette lecture assez mitigée. En fait, je ne sais pas trop si j'ai aimé ou pas. Cette histoire est assez particulière et elle est difficilement racontable. Il y a sept femmes, qui portent une malédiction depuis la début des temps. Sept femmes qui ont une relation étrange avec l'eau; sept femmes blessées,violées,battues,sacrifiées. Ces femmes portent un chapelet qui porte malchance à celle qui le porte autour de son cou. Ces femmes ; une pieuse, jeune bourgeoise, jeune ménagère ou simplement jeune malchanceuse; elles n'ont pas un heureux parcours devant elles.

Après la première nouvelle, je me suis dit: Bon, à quel genre de recueil de nouvelles je fais face ?
Après la deuxième, je me suis questionnée sur la ressemblance entre les deux nouvelles et plus j'avançais dans le livre, j'apercevais les ressemblances, les différences, les liens que chaque femme avait entre elles. Ce livre est super bien écrit, la plume est poétique, les mots coulent mais je crois que le sujet ne m'intéresse pas autant que je le croyais. Je ne suis pas adepte des romans qui sont plutôt pessimistes. La souffrance est super présente et je n'en voyais pas la fin. La dernière femme, Adéline (comme les autres) est celle que j'ai le plus appréciée. Son charme et sa flamboyance m'ont fait sourire et je pouvais l'imaginer dans ma tête. Je me suis sentie mal à l'aise et triste pour elles...

À certains moments, je me suis dit que ce livre serait mieux qualifié si on le qualifiait de roman féministe. Je n'ai vu aucun personnage masculin portant un chapeau positif. Ils étaient à toute fois ; agresseurs,violents,dominateurs,manipulateurs; enfin de très beaux rôles .

En ce qui concerne ma note, je donne 3 petits bonhommes près de la noyade sur 5,(chaque femme étant près de la noyade) car je ne peux pas dire que je déteste; car l'écriture est belle, comme dit précédemment et l'émotion est palpable.

Toutefois, j'ai trouvé la souffrance et la tristesse d'une terrible longueur. Chaque femme apportait une certaine pesanteur à ma lecture. Je suis solidaire à toutes ces femmes qui ont vécue le même parcours ,mais je ne le suis pas à cette répétition d'abus, de soumission,....


Je remercie énormément Blog-o-Book pour m'avoir fait parvenir ce livre en partenariat avec Publibook.Ah oui, j'oubliais, la citation : Celui qui lit tout n'a rien compris-Thomas Bernard

mardi 11 janvier 2011

La voleuse de livres- Markus Zusak



Quatrième de couverture:
Leur heure venue, bien peu sont ceux qui peuvent échapper à la Mort. Et, parmi eux, plus rares encore, ceux qui réussissent à éveiller Sa curiosité. Liesel Meminger y est parvenue. Trois fois cette fillette a croisé la Mort et trois fois la Mort s’est arrêtée. Est – ce son destin d’orpheline dans l’Allemagne nazie qui lui a valu cet intérêt inhabituel ou bien sa force extraordinaire face aux événements ? A moins que ce ne soit son secret… Celui qui l’a aidée à survivre. Celui qui a même inspiré à la Mort ce si joli surnom : la Voleuse de livres…

Ma critique : En lisant ce livre, j'ai réalisé combien le monde entier (les écrivains faisant parti du monter entier) était passionné par la deuxième guerre mondiale, par le nazisme, par Hitler. Tellement passionné et intrigué qu'après de nombreuses lectures sur ce thème, je commence légèrement à être fatiguée de celui-ci. Dommage, parce que ce roman est SUPER bon. Il est original, d'une écriture poignante et remplie d'émotions. Je vais toutefois attendre un petit moment avant d'aller fouiner mon nez dans ce genre de littérature.

Le fait que la narratrice soit la mort, est pour ma part un point fort du livre. Elle parle d'une façon étonnante des humains et elle met des alinéas pour décrire l'avenir ou le passé des personnages ou dire plein de petites choses intéressantes par rapport au déroulement de l'histoire. Les dessins sont d'une belle sensibilité, qui décrivent les choses du cœur (oui, il y a de charmants petits dessins à deux ou trois endroits dans le texte).

Je vais vous avouer que mon coup de cœur revient à Max, un personnage qui illumine la vie des Meminger, en la rendant vivante,secrète et remplie d'un certain sens. La personnalité de Liesel est toute particulière, j'ai tout simplement eu envie de l'adopter (non...quand même). Le père est un personnage théâtral, doux et nécessaire à enjoliver une histoire comme celle-là.

Je donne 4 livres à l'œuvre qui raconte une bonne partie de la vie de Liesel, car pour elle les livres sont un échappatoire, sont une raison de vivre, d'apprécier chaque jour qui s'écoule, de se rapprocher de son père, de se transporter, de faire qu'elle est la voleuse de livres et que tout ça lui plait bien. Je donne 4 livres, je sais, ces temps-ci je donne souvent le chiffre 4 à mes lectures, mais c'est ce qu'ils valent pour moi. Ne vous inquiétez pas, les 2-3-5 se pointeront bien un jour.

4, parce que j'ai aimé la fraîcheur, la beauté, la sensibilité, l'originalité, mais je ne donne pas 5 car cette lecture-là ne m'a pas transportée au-delà des mots, mais elle m'a toutefois déplacé hors de mon quotidien...
Je le conseille à tous, surtout pour ceux qui sont "addict" de tout ce qui possède des pages, car nous nous trouvons encore plus chanceux de posséder autant de livres et nous aimons encore plus les lire.

Citation
: Une vie sans lecture est une vie que l'on ne quitte jamais, une vie entassée,étouffée de tout ce qu'elle retient. Christian Bobin

mardi 4 janvier 2011

Elles se rendent pas compte- Boris vian

Quatrième de couverture :

Que Gaya s'apprête à en épouser un autre, Francis, son ami d'enfance et amoureux d'occasion, aurait peut-être pu l'admettre à la rigueur. mais que le fiancé lui fournisse de la drogue, non !
Surtout qu'il appartient à une drôle de bande, ce fi
ancé. Et qu'en plus il n'aime pas les filles. Et là, ça devient carrément louche. parce qu'elle est d'une famille très riche, la petite Gaya. Alors il fonce, Francis. Beaucoup de bagarres, pas mal de sexe, quelques morts.
Il faut ce qu'il faut : sans ça, elles se rendent pa
s compte !

Un "Vernon Sullivan" percutant, qui classe sans conteste Boris Vian parmi les classiques du polar noir.

Ma critique : C’est fou, comment un roman de Boris Vian peut m’apporter le sourire aux lèvres ! J’aime ses métaphores, ses histoires à double sens; ses personnages qui me semblent attachants, même lorsqu’ils sont des criminels. J’aime la personnalité particulière de l’auteur qui s’échappe dans chacun de ses romans.

Vous voyez bien que j’ai aimé "Elles se rendent pas compte de Boris Vian". Ce livre se lit comme un petit pain chaud; l’histoire est drôle et mordante, l’intrigue nous tient jusqu’au bout. Francis et son ami Ritchie, me font penser à Laurel et Hardy, ce couple de comiques qui frisent toujours la bagarre douce et sociale. Ils insèrent des situations de viol, de vol, de bagarres et de meurtres, de façon subtile et même absurde. Je me suis demandé à quelques reprises si c’était bien un crime qu’ils commettaient ou simplement une blague.

Je me suis demandé si l’histoire n’est pas tout simplement un rêve ou un fantasme de ce cher Francis. Les méchants de l’histoire «ont quasiment l’air » sympathiques et nous les prenons en pitié, avec une certaine compassion pour s’avoir embourbée dans cette histoire abracadabrante. J’aurais bien étiré la sauce avec un tome 2…(un tome 2 avec d'autres péripéties)

À lire pour passer un bon moment avec ce classique, ce fabuleux Boris Vian.

Je donne 4.2 petits pistolets en plastique sur 5 (l’histoire de ces criminels est tellement enfantine que je l’illustre avec un pistolet en plastique pour enfants), pour son croquant, son mordant et sa façon de nous faire sourire,rire et d’en demander toujours plus…Je sais 4.2, c'est plutôt précis...


Sans oublier la petite tradition qui s'installe de la citation : Le temps de lire, comme le temps d'aimer, dilate le temps de vivre. Daniel Pennac- Comme un roman


dimanche 2 janvier 2011

Contre Dieu- Patrick Sénécal



Quatrième de couverture :

Que se passe-t-il dans la tête d'un homme lorsqu'il perd, tout d'un coup, toutes ses raisons de vivre ? Quand tout ce qu'il a construit s'effondre? Que se passe-t-il quand on ne comprend pas pourquoi le sort s'acharne sur nous? Qu'est-ce qui nous retient, maintenant que tout est fini, qu'on n'a plus rien, de ne pas devenir monstrueux ? Sur quoi construit-on sa vie lorsque plus aucune morale ne trouve prise sur nous ? Ta maison devient trop grande, tes amis commencent à t'énerver, tu disparais, tu te caches, tu coupes les ponts avec ta réalité, tu n'as même plus envie de voir ta propre famille.
Tu ne cherches aucune aide, tu ne cherches personne. Tu ne veux plus rien. Tu as des idées noires, très noires. Et tu te mets à chercher un respo nsable. Et finalement, tu le trouves. Mais tu ne peux rien contre Lui. Patrick Senécal nous livre ici un roman fulgurant, un Coup de tête au sens le plus strict du terme !

Ma critique : Je viens tout juste d’inscrire le nom du livre que j’allais critiquer et j’ai eu un petit pincement au cœur. Je vous mentirais en disant que ce livre est rempli de joies, de rires et d’artifices. Néanmoins,il n’en est pas moins extraordinaire. Après une dizaine de pages, j’avais une grosse boule de douleur dans le cœur. J’avais peur que cette douleur s’étende sur les 107 pages du livre. Mes hypothèses n’étaient pas fondées, car de la sympathie, de la compassion et même de la pitié se sont emparées de moi. Je me suis posé la question à multiples reprises pendant ma lecture; Est-ce que quelqu’un peut allez aussi loin? Est-ce que nous pouvons nous déconnecter à ce niveau lorsque nous perdons des êtres chers ? Est-ce seulement le style à Sénécal, qui sombre dans le noir, dans le morbide? Lorsque j’ai fermé le livre, je finissais de passer mes yeux sur la dernière page, et les dernières pages, sont pour ma part les meilleures. La fin ne finit pas en queue de poisson,mais bien en grand soupir de tristesse. J’essaie de ne pas trop dévoiler l’histoire, car avec 107 pages, ce petit roman mérite d’être dévoré. Je donne ma note en larmes aujourd’hui, 4 petites larmes, car ce livre m’en a fait verser. Il est difficile d’être insensible, lorsque nous voyons la douleur à l’état pur.



Donc,le petit dernier de Sénécal, est bien écrit (comment pourrait-il faire le contraire?), se concentre sur différentes souffrances que ses précédents ouvrages. Je le sens plus humain, plus sensible tout en conservant sa touche qui fait de lui, un auteur si plaisant à lire!

Citation : Un bon livre est celui qu’on retrouve toujours plein après l’avoir vidé. Jacques Deval.

jeudi 30 décembre 2010

Baby Challenge 2011



La nouveauté, cette année, c'est qu'on vous propose des baby-challenges par genre !

Voici donc la sélection des 20 titres contemporains les plus plébiscités (attention : pour les baby-challenges, nous ne tenons compte que des premiers tomes de saga pour ne pas qu'une saga se retrouve trop souvent citée dans la sélection.)

Le but du "baby-challenge" est de lire le plus possible de cette sélection !

Vous pouvez lire les livres dès maintenant si ce challenge vous intéresse, le but n'est pas comme le Big Challenge de lire un nombre de livres en une année, c'est d'arriver au Perfect, à 20/20 au 31.12.2011 !

Fin 2011, nous vous attribuerons des médailles qui seront visibles sur votre profil :

Médaille d'or : 20/20
Médaille d'argent : 16/20
Médaille de bronze : 12/20
Médaille de chocolat : 8/20

1 - Une Prière Pour Owen de John Irving
2 - La Saga Malaussène, tome 1 : Au bonheur des ogres de Daniel Pennac
3 - Le Clan des Otori, tome 1 : Le Silence du Rossignol de Lian Hearn
4 - Entre chiens et loups, tome 1 de Malorie Blackman
5 - Kafka sur le rivage de Haruki Murakami
6 - La porte des enfers de Laurent Gaudé
7 - Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates de Mary Ann Shaffer
8 - Les Thanatonautes de Bernard Werber (lu)
9 - Oscar et la dame rose de Eric-Emmanuel Schmitt (Lu)
10 - L'évangile selon Pilate, suivi de Journal d'un roman volé de Eric-Emmanuel Schmitt (Lu)
11 - Seul le silence de R.J. Ellory
12 - La vie devant soi de Emile Ajar
13 - Le monde de Sophie de Jostein Gaarder (lu)
14 - L'ombre du vent de Carlos Ruiz Zafon(lu)

15 - La ferme des animaux de George Orwell
16 - L'enfant de Noé de Eric-Emmanuel Schmitt
17 - Ensemble, c'est tout de Anna Gavalda (lu)
18 - Les enfants de la liberté de Marc Levy
19 - Cosmétique de l'ennemi de Amélie Nothomb
20 - Le soleil des Scorta de Laurent Gaudé

9/20 :J'ai déjà lu 9 de ses livres, alors il me reste à en lire 11 pour le 31 décembre ( Modification faîte le 3 avril 2011;))

mercredi 29 décembre 2010

Nikolski de Nicholas Dickner

Quatrième de couverture :

A l'aube de la vingtaine, Noah, Joyce et un narrateur non identifié quittent leur lieu de naissance pour entamer une longue migration. Fraîchement débarqués à Montréal, ils tentent de prendre leur vie en main, malgré les erreurs de parcours, les amours défectueuses et leurs arbres généalogiques tordus. Ils se croient seuls; pourtant, leurs trajectoires ne cessent ne se croiser, laissant entrevoir une incontrôlable symétrie au sein de leur existence.

Ma critique :

Je ne savais pas à quoi m’attendre en voyant la couverture qui abordait 3 jolis poissons colorés. Au début, il m’a fallu bien du temps à embarquer dans l’histoire, car je trouvais que la description des trois personnages principaux était franchement trop longue. J’attendais l’action, j’attendais le mystère, l’intrigue. L’histoire de « ces trois petits orphelins (car chaque personnage, est seul au monde, mais de manière différente) m’a attendrie et même réconfortée. L’histoire est douce et agréable, je me suis reconnue dans la personnalité des protagonistes! Le roman n’est pas basé sur une personne, mais sur plusieurs histoires. J’avoue que j'ai eu un petit penchant vers le personnage de Noah et tout ce qui l’entoure. Je le trouve touchant et j’ai senti son cœur battre à travers ses aventures. Ce genre de roman ce lit bien entouré de coussins; avec un bon thé. L'écriture est agréable et bien ficelé. Soyez courageux, car environ 50 pages sont nécessaires pour s’installer dans l’histoire de ces trois exilés, enfuis à Montréal.

Je donne 4 Poissons sur 5 , car en plus de la couverture du livre, plusieurs petits éléments du livre se rapportent aux poissons. Si vous avez envie de quelque chose qui ne sort pas trop de la vie quotidienne, Nikolski est votre poisson. Ah!